Vendredi 10 octobre, à 18h30, la médiathèque d’Azay-le-Ferron propose une conférence, présentée par Chantal Kroliczak, sur le thème des bals clandestins en Brenne.
Ainsi que Chantal l’indique, en introduction d’un article (publié sur ce blog), sur le sujet des bals clandestins durant la guerre de 1939-1945, ce phénomène est resté longtemps très peu étudié. Ce vendredi, elle contera pourquoi et comment ces festivités étaient organisées dans notre région. Le récit sera jalonné de chansons de l’époque. Une soirée à ne pas manquer pour connaître un pan méconnu de notre histoire.
Extrait de l’article paru sur brenne-au-cœur.com
« Le territoire, avec ses nombreuses fermes isolées et sa jeunesse dégourdie, permettait d’organiser facilement des bals clandestins. Aux dires de Robert Boutin, jeune de 15 ans en 1941, 15 à 20 personnes – garçons et filles, se réunissaient – 5 à 6 fois par an – le dimanche après-midi (seul jour de congé) ou le samedi soir dans les granges et bâtiments des domaines suivants : La Chaume, La Beaunauderie (ou Bonnauderie), La Carollerie, La Verdoirie à Saint-Michel-en-Brenne, les Fontaines à Douadic, La Gabrière à Lingé et Les Bijotières petite et grande à Azay-le-Ferron. Bien évidemment, les propriétaires ou les régisseurs connaissaient l’existence de ces assemblées mais fermaient les yeux tout en sachant qu’ils pourraient être tenus responsables en cas de dénonciation ou découverte par les gendarmes.
Lorsqu’un lieu avait été repéré, le bouche à oreille fonctionnait rapidement pour communiquer les informations nécessaires au regroupement. Des cyclistes, sous un prétexte quelconque, passaient de ferme en maison pour enquérir les bonnes, les femmes de chambre, les garçons de ferme. Ces endroits, un peu éloignés des routes, permettaient à l’accordéoniste, plus rarement accompagné d’un violoniste, de jouer en toute tranquillité : Cœur vagabond, Swing valse, Joli pinson, Champagne
tango et tant d’autres … Peu importait s’il y avait quelques fausses notes ; s’amuser primait ! Un chapeau passait entre les seuls danseurs pour indemniser le musicien amateur. Galanterie oblige, les filles étaient invitées. »