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Joachim Murat, un prince en Brenne

photo: Chantal Kroliczak

La stèle érigée sur la D78, au niveau de l’étang du Gabriau et à 100 mètres de l’auberge de la Gabrière à Lingé, m’a toujours interpellée. Il y est gravé « prince Joachim Murat » en lettres dorées sur un fond en marbre noir. Le symbole de la Croix de Lorraine dessiné tout en haut est suivi d’un texte apportant toutes les explications sur la présence du monument commémoratif à cet endroit précis.

 

Reprenons le fil de l’histoire au tout début.

Le 16 janvier 1920, à Neuilly-sur-Seine, naît sous le nom de Louis Joachim Plantié cet enfant, reconnu par son père quelques mois plus tard. Ce dernier n’est autre que Joachim, Napoléon, Michel Murat, prince de Pontecorvo, l’arrière-petit-neveu de Napoléon 1er. Cette lignée familiale a débuté en 1800 par le mariage du général Joachim Murat (1767-1815) avec Caroline Bonaparte (1782-1839), la sœur cadette du futur empereur des Français. Le couple sera promu roi et reine du royaume de Naples, entre 1808 et 1815, en remplacement de Joseph Bonaparte, frère aîné du « petit caporal ».

Le Joachim qui nous intéresse, sachant que les sept descendants mâles portent tous le même prénom, recouvre son nom -Murat- par légitimation de plein droit à la suite du mariage tardif de ses parents le 13 décembre 1927, probablement dû aux fonctions militaires à l’étranger du mari.

Joachim Murat coll Jacques Enogat

Nous ne savons pas grand-chose de la jeunesse du 7e prince Murat dont il porte la dignité de prince héritier italien depuis le décès de son père en 1938. Chef de maison souveraine étrangère, ce titre nobiliaire est, avec ceux du Comte de Paris et du Prince Napoléon, l’un des seuls reconnus par le protocole de la Présidence de la République française.

 

Armoiries de la Maison Murat

Armoiries de la maison Murat

Ce grand sportif, joueur de golf émérite, pratiquait son sport favori sur le green de Chantilly. Surnommé « Loulou », il a remporté en 1937 le trophée Carlhian qui consacre, encore aujourd’hui, les Internationaux de France amateurs messieurs.

A la fin d’un « drive » en 1936, lors du grand Prix de l’Auto, dont Joachim reçoit le trophée dans la catégorie « amateur ».

Source : Fédération française de golf et Gallica.bnf.fr – journal l’Auto du 12/05/1936

A l’âge de 20 ans, il épouse à Marseille Nicole Pastré, issue d’une famille de comtes romains (ancienne noblesse pontificale) implantée dans la cité phocéenne. Le jeune couple demeure à Neuilly-sur-Seine. Joachim, soldat « classe 1940 » dans le département de la Seine, est alors élève pilote aviateur.

De cette union, trois enfants naîtront rapidement : Caroline en 1941, Madeleine l’année suivante et Joachim, né posthume le 26 novembre 1944. Ils sont tous Pupilles de la Nation et n’ont eu guère le temps de connaître leur père.

Le cadet de cette fratrie, seul descendant masculin, 8e prince Murat est l’actuel chef de la famille Murat. Président d’honneur du Souvenir napoléonien, Joachim Louis Napoléon s’investit beaucoup auprès des cercles bonapartistes et représente fréquemment sa famille dans les manifestations liées à son illustre ancêtre.

Le 8e Prince Murat. source wikipédia

 

 

La Seconde Guerre mondiale a éclaté le 1er septembre 1939.

Pour une raison inconnue, probablement liée à un passage en zone libre, Joachim est hébergé, seul, chez son oncle par alliance Jean Lebaudy (1), au château du Blizon sur la commune de Saint-Michel-en-Brenne. Au fil des mois, son engagement dans la Résistance le verra (sans certitude sourcée) promu sous-lieutenant au sein du bataillon Carol, issu du 17ème B.C.P.

 

Jean Lebaudy (gallica bnf)

  

Depuis le mois d’octobre 1940, Robert Boutin est employé comme homme à tout faire dans l’une des 28 fermes, réparties sur plus de 3000 hectares de bois et de landes, appartenant à la famille Lebaudy.

Rentrant d’une virée galante avec ses copains dans le bourg de Saint-Michel-en-Brenne, un soir de début mars 1944, le jeune homme aperçoit un rai de lumière sous une porte. Pensant que quelqu’un avait oublié d’éteindre l’électricité, il ouvre grand la porte et, ô surprise, voit attablées 8/9 personnes

en grande conversation. Des dirigeants de la Résistance indrienne parmi lesquels Paul Mirguet (alias « Surcouf ») de l’Armée Secrète, Jean Costa de Beauregard (alias « Carol ») responsable du maquis éponyme … et d’autres personnalités entouraient Joachim Murat et Jean Lebaudy. Ce dernier tança et menaça Robert de sanction s’il révélait à quiconque ce qu’il venait de voir.

Message si bien reçu qu’il décida, ce soir-là, d’entrer dans les réseaux clandestins en dépit de ses 17 ans. Un certain Lecomte (alias « Rivière »), camouflé sur l’exploitation agricole, lui enseigne discrètement et en accéléré les techniques de combattant de l’ombre, sans arme.

Paul Mirguet. (assemblée nationale)

  Jean Costa de Beauregard

Photo personnelle Source : Assemblée nationale Source : non identifiée

Robert Boutin. Photo personnelle

Quelques semaines plus tard, assuré de sa fidélité et de son engagement sans faille, le prince prend Robert comme agent de liaison personnel avant que ce dernier ne rejoigne la compagnie André, dans les bois de Douadic.

6 juin 1944 : la nouvelle du Débarquement en Normandie se répand comme une trainée de poudre dans toute la France, annonçant la fin de cette sordide guerre qui dure depuis 5 longues années.

Joachim en informe son dévoué agent de liaison qu’il charge aussitôt de demander à tous les résistants cachés dans les domaines alentour de rejoindre au plus vite le maquis pour les ultimes combats.

Depuis le mois de novembre 1943, le prince Murat a pris en charge son cousin, Louis Napoléon (2), affilié à l’O.R.A. (Organisation de la Résistance de l’Armée), pour qu’il intègre le bataillon Carol sous le pseudonyme de Lucien Monnier. Il deviendra l’adjoint des capitaines Costa de Beauregard et Reille étant « un sujet intelligent, d’une haute valeur morale ». Promu rapidement sergent, le chef de la famille impériale, sera le seul survivant du camion détruit à Heugnes le 28 août 1944 par un tir de canon ennemi. L’embuscade a décimé cinq personnes. Grièvement blessé à la jambe par un éclat d’obus, Louis passera sa convalescence en Île de France après avoir quitté l’hôpital de Châteauroux le 17 septembre.

Les restes du camionà Heugnes. (collection géolami)

Le dénouement de la guerre approche mais l’armée allemande, aux abois, est encore très présente en Brenne et défend avec pugnacité ce territoire rural bien connu des locaux et des maquisards protégés par la population. Il est aisé de se cacher dans les bois et les fermes isolées amies. La sévérité des échauffourées s’accroît, faisant de nombreux morts dans les deux camps.

La propriété du Blizon, mis à disposition du bataillon Carol, permet de cacher des armes, des munitions parachutées. Les chefs des différents mouvements de Résistance s’y réunissent avec le blanc-seing de Jean Lebaudy, maître des lieux.

Début juillet, Joachim qui considérait son agent de liaison comme un petit frère – six ans les séparaient – l’avait informé « qu’il lui expliquerait très bientôt tout », sur sa présence en Brenne, probablement sur sa véritable identité demeurée incognito, en dehors de la famille Lebaudy, sur Louis, l’autre cousin, …

C’est dans ce contexte que le 20 juillet 1944 Yvon Rocher voit surgir au milieu de la matinée, sur la place du Marché à Mézières-en-Brenne, un convoi de quinze camions ennemis. Des hommes en descendent et font rapidement irruption dans les maisons environnantes.

Auberge de la Gabrière dans les années 1940. (collection Jacques Enogat

Intrigué par ce déploiement inhabituel, Yvon enfourche son vélo et roule à toute allure vers le restaurant de la Gabrière, sur la commune de Lingé. Depuis quelques semaines, une vingtaine de maquisards de Carol ont pris l’habitude de déjeuner chez Georgette et Arthur Retault qui se surpassent pour leur offrir des repas copieux en dépit de restrictions. A la campagne, on arrive toujours à se débrouiller !

 

 

Curieusement, le groupe de véhicules qui se dirigeait vers Le Blanc n’a pas pris la route habituelle (D43) et surgit sur la départementale 17, droit sur l’auberge.

Le groupe de combattants, qui prenait le soleil en attendant d’être servi, se scinde et chacun part se cacher comme il le peut dans les fourrés et les champs environnants. Des parachutes, donnés à la famille de l’aubergiste pour confectionner des vêtements, sont précipitamment cachés. Joachim Murat rejoint sa voiture à bord de laquelle son chauffeur, Olivier Paquin (3), a déjà pris place. Une sacoche, pleine de documents compromettants, est posée sur le siège arrière. Le moteur refuse obstinément de démarrer. Sans sommation, une rafale de mitrailleuse abat le prince. Son chauffeur subira le même sort et sera retrouvé à quelques 150 mètres. Les militaires allemands, après avoir emporté des victuailles et des objets personnels, mirent le feu à la grange de la famille Retault et repartirent comme ils étaient venus, après avoir tiré, çà et là, des salves de mitraillettes dans l’espoir de tuer d’autres maquisards cachés.

Heureusement que les postes émetteurs et le matériel de transmission nécessaires pour localiser les parachutages organisés par les Anglais n’ont pas été découverts …

Alertée, Mme Lebaudy fait transporter la dépouille de Joachim dans une maison que le couple possède au bord de l’étang de la Gabrière avant de le ramener au Blizon. Un linge recouvre son visage défiguré par des coups de talon. Son corps est criblé de sept balles.

Jean Lebaudy, en mission dans la Nièvre pour les F.F.I., a été rapidement informé du dénouement tragique de cet épisode de guerre.

Les obsèques d’Olivier Paquin à Azay-le-Ferron. (collection Jacques Enogat)

Quant à Olivier Paquin, alias « Luc », son cadavre ne sera relevé que le lendemain, l’orage ayant eu raison du transformateur à côté duquel il était tombé. Ses obsèques se sont déroulées le 23 juillet à Azay-le-Ferron d’où il était originaire. Une foule considérable lui rendit un dernier hommage dont le sous-préfet Delaballe et Jean Costa de Beauregard, accompagné d’un important détachement de résistants.

La nouvelle de cette fusillade se répandit en un rien de temps dans toute la Brenne et au-delà. Le major Ronald Parkinson, un anglais blessé aux jambes lors d’un parachutage et caché dans une ferme brennouse non identifiée, écrira que « sa mort a été un grand coup pour nous tous. Il avait en charge tous les convois [parachutages] qui nous transportaient. »

Le prince de Pontecorvo a été inhumé dans le cimetière de Saint-Michel-en-Brenne avant de rejoindre le caveau familial situé au cimetière parisien du Père Lachaise le 12 décembre 1961.

Le secrétariat des Anciens Combattants, sur la demande du lieutenant-colonel Paul Mirguet (alias « Surcouf ») chef des F.F.I. de l’Indre, a attribué la mention « Mort pour la France » à Joachim Murat le 7 décembre 1944.

Cet évènement a fait l’objet de moult suppositions dont la plus tenace demeure une éventuelle dénonciation à l’initiative d’un certain Jorge « le Hongrois » (4) abattu quelques jours plus tard. Le chemin coutumier pour se rendre de Mézières au Blanc ne passant pas par la Gabrière, ce dernier aurait pu suggérer à l’armée allemande que des maquisards prenaient habituellement leur repas au restaurant situé en face de l’étang du même nom. Aucune source factuelle ne vient corroborer cette hypothèse. En effet, l’ennemi ne connaissait pas très bien les routes de Brenne et la distance entre l’une ou l’autre route est identique à 1 km près.

Tombeau Murat. (collection Enogat)

Pendant quelques années après la fin de ce triste conflit, Louise Plantié, la mère de Joachim, s’est rendue régulièrement au restaurant de la Gabrière pour évoquer le souvenir de son fils avec la famille Retault. Souhaitant rappeler ce tragique épisode, elle prit l’initiative de faire apposer une plaque en marbre sur l’un des murs de l’ancienne auberge, sise au n° 21 sur la départementale 17.

 

La stèle évoquée en introduction, est érigée près de l’endroit où le prince Murat fut tué. Située à quelques mètres, une plus modeste rappelle le souvenir d’Oliver Paquin, son chauffeur. Elevé au début des années 1980, le monument a fait l’objet d’une restauration en 2017. Le 20 juillet, le prince et la princesse Murat, 8e du nom, étaient présents aux côtés des élus et des représentants du Souvenir français pour inaugurer la nouvelle inscription en marbre rappelant les faits.

Inauguration du 20 juillet 2017. (sources Chantal Kroliczak, NR)
Stèle Olivier Paquin.

 

Depuis 1945, à l’initiative de la Fédération française de golf, une élégante aiguière en argent surnommée « la Murat » est remise au vainqueur des Internationaux de France, en mémoire de leur prestigieux prédécesseur.

Anonyme par sa lignée, jamais dévoilée, anonyme comme combattant de l’ombre, anonyme sur ses liens familiaux, le prince Murat ne le restera pas pour les Brennous qui se rappelleront encore longtemps de Joachim, ce jeune père de famille engagé, mort pour sa Patrie à une poignée de kilomètres de la résidence d’Henri-Gatien Bertrand, le plus fidèle général de son célèbre aïeul.

1Jean Lebaudy (1894-1969) : issu d’une famille de raffineurs de sucre, banquiers et industriels, il dirige depuis 1937 l’entreprise sucrière Lebaudy-Sommier, devenue aujourd’hui Saint-Louis Sucre (membre du groupe Südzucker, premier sucrier européen). Au cours de la Grande Guerre, il a combattu comme pilote-aviateur pour des missions spéciales sous les ordres du colonel Balsan dont le nom est attaché à l’usine drapière alors installée à Châteauroux.

Le père de Jean – Paul – député de Seine-et-Oise, a épousé en 1890 Clotilde Murat, fille du 3e comte Murat. Donc, la tante du Joachim, objet du présent article.

Lorsque la Seconde Guerre éclate, Jean (alias « Saint-Cloud, Lefaure, Labracherie ou Lamblin »), installé dans sa demeure du Blizon à Saint-Michel-en-Brenne entre en Résistance en prenant attache avec Jean Costa de Beauregard (maquis Carol). A Paris, il forme le réseau d’Artagnan, chargé de réceptionner et de stocker des armes. Parallèlement, il intègre l’O.R.A. et la brigade Charles Martel qui organisent le réseau brennou. Son action s’étendra sur les maquis du Cher, de l’Allier, de la Nièvre et du Morvan.

L’affaire Mis et Thiennot, débutée le 29 décembre 1946 avec l’assassinat de son garde-chasse Louis Boistard, viendra entacher la conduite de Jean Lebaudy qui versa 100 000 francs aux œuvres de la police avec, en contrepartie, l’exigence de trouver rapidement un ou des coupables … Sa présence quotidienne dans les locaux de la gendarmerie de Mézières-en-Brenne accentua la pression sur les forces de l’ordre. Le dénouement de ce fait divers conduira des innocents en prison et défrayera la chronique pendant plusieurs décennies.

Bien que Jules Lebaudy fît installer, à ses frais, en 1875 l’actuelle horloge qui orne le fronton de l’église Sainte Marie-Madeleine à Mézières et dont Jean finança la restauration en 1952, il n’en demeure pas moins que l’Argent demeure le maître du temps et des hommes …

2-Louis Napoléon (1914-1997) : son arrière-grand-père était le frère cadet de Napoléon 1er. A ce titre, descendant en ligne directe, Louis-Jérôme Victor-Emmanuel Léopold Marie Bonaparte est le « Napoléon VI » des bonapartistes et le chef de la famille impériale. Sa qualité d’héritier d’une ancienne famille régnante, de plus frappée par la loi d’exil de 1886, ne lui a pas permis de servir dans l’armée française. En 1939, Edouard Daladier, Président du Conseil, a repoussé sa demande d’incorporation. Sous le pseudonyme de Louis Blanchard, il intègre la Légion Etrangère le 19 mars 1940, comme simple planton d’un officier autrichien. Arrêté le 20 décembre 1942 avec trois autres compagnons alors qu’ils tentent de franchir les Pyrénées dans le but de rejoindre la France libre, Louis Napoléon est incarcéré à Bordeaux puis à Fresnes. Il décline les propositions de collaboration de Roland Nosek, espion du Reich et demande à être déporté en Allemagne ou relâché sans condition ou concession. Il connaîtra les tristement célèbres locaux de la Gestapo, 93 rue Lauriston à Paris. Assigné à résidence à Neuilly-sur-Seine, il s’en échappe grâce aux réseaux de Résistance et rejoint son cousin en Brenne …

Son court séjour lui aura permis de rencontrer Jean Costa de Beauregard, chef du maquis « Carol » dont le cousin, le futur général Roland Costa de Beauregard, alias « Durieu », est commandant de la zone Nord-Vercors. Grand amateur d’alpinisme, le lieutenant Louis Napoléon est affecté le 1er novembre 1944 à la 27e division alpine sous le nom de Louis de Montfort. Après différentes missions, il sera démobilisé en juillet 1945.

3- Olivier Paquin (1921-1944) : engagé en Résistance dès le mois de mai 1943, ce jeune mécanicien a été promu « aspirant F.F.I. » quelques jours avant son décès. A la demande d’André Plateaux, il avait tenté de rejoindre les Forces françaises combattantes en Espagne via un poste clandestin à Perpignan étroitement surveillé par la Gestapo. Devant l’impossibilité de franchir la frontière, Olivier est revenu dans l’Indre après un voyage mouvementé. Caché dans le maquis, il intégrera le bataillon Carol comme « conducteur des jeunes réfractaires ».

4- Jorge « le Hongrois » : sa véritable identité demeure, à ce jour, mystérieuse en dépit de recherches pugnaces. Ce surnom de « Hongrois » devrait être remplacé par « Autrichien », sa probable nationalité d’origine. Sa langue maternelle était donc l’allemand, bien pratique, en temps de conflit. Alors que de nombreux alsaciens et mosellans réfugiés, à l’image du commandant Wiltzer à Mézières-en-Brenne, ont utilisé leur bilinguisme pour sauver des vies au péril des leurs, Jorge a choisi l’inverse en renseignant les troupes allemandes sur les positions des maquisards, pourtant bien dissimulés. Découvert, ayant finalement avoué sa traîtrise, il a été abattu par l’adjudant Charmantrey au lieu-dit le Moulin du Bois à Saint-Michel-en-Brenne le 25 juillet 1944.

Sources :

  • Vérifications des états-civils : Archives départementales 92, Archives municipales de Paris et de Marseille, commune de Lingé.

  • Mémoires à contretemps 1945-1972 – Pierre Ordioni – pages 105 à 107 via gallica.bnf.fr/BnF

  • Organisation de la résistance dans l’Indre, juin 1940-juin 1944 – Michel Jouanneau – Edition à compte d’auteur – pages 162 et 163.

  • Témoignage oral et écrit de Robert Boutin en date des 9 février et 23 mars 2023.

  • Au fil du temps … – revue des Amis du Blanc et de sa région – hors-série n° 1, novembre 2009.

  • Joachim Murat : SHD Vincennes – GR 16P 437818 et SHD Caen – AC 21P 104686.

  • Louis Napoléon : SHD Vincennes – GR 16P 439889.

  • Jean Lebaudy : SHD Vincennes – GR 16P 295493.

  • Olivier Paquin : SHD Vincennes – GR 16P 457238.

  • Le Monde du 03/01/1970.

  • La Nouvelle République du 25/07/2017.

  • Journal le Drapeau du 05/05/1946. Source gallica.bnf.fr/BnF.

  • Journal l’Auto du 12/05/1936. Source gallica.bnf.fr.BnF (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k46295254/f1.item.zoom)
  • Propos du major Parkinson : Archives nationales – cote 72AJ 1941. Remerciements à Avril Growcott pour la traduction anglaise.

  • Patrick Grosjean pour la transmission des photos appartenant à Jacques Enogat et la pertinence de ses remarques.

  • Christian Pineau, Président de la S.G.B.B., pour sa relecture attentionnée.

  • https://www.monarchiesetdynastiesdumonde.com

  • Joachim Murat – 9e prince Murat- petit-fils

  • Fédération française de golf – Alexandre Mazas.

  • Concernant la fusillade du 20/07/1944, les sources suivantes, parfois relatées avec beaucoup d’émotions, ont été synthétisées le plus objectivement possible :

  • Les enfants du brouillard – Jean-Claude Derey – Phébus, de facto – pages 275 à 279.

  • Au fil du temps … – revue des Amis du Blanc et de sa région – 2019 – pages 17 à 21 – Lingé, une journée pas comme les autres par Irène Bourbonnais.

  • Tentative d’identification de « Jorge, le Hongrois » : remerciements aux secrétaires des mairies de Charnizay, Châteauroux-Métropole, Lingé, Martizay, Mézières-en-Brenne, Obterre, Preuilly-sur-Claise, Saint-Michel-en-Brenne, Villiers pour leurs recherches ainsi qu’à Julien Chevalier, conservateur de l’Ossuaire Militaire Allemand de Mont-de-Huisnes (50).

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