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ACM : Faire vivre l’Histoire

L’Association Culturelle Macérienne (ACM) a tenu dernièrement son assemblée générale annuelle. L’occasion de faire le point sur ses activités, avec sa présidente Chantal Kroliczak.

Quel bilan peut-on tirer de l’année 2024 et des premiers mois de 2025 ?

On peut considérer que cette année est marquée par la coexistence de réalisations engagées les années précédentes, et de nouveautés. Ainsi le recueil d’articles « Histoires et Résistance en cœur de Brenne », mis en vente l’an passé, est une continuation de la publication des écrits, hébergés depuis plusieurs années déjà, sur ton blog « brenne-au-cœur.com ». Pour la troisième fois, des textes ont été publiés dans deux revues : L’Indre et son passé  éditée par le GHAB (Groupement d’Histoire et d’Archéologie de Buzançais) et  Au fil du temps de l’association des Amis du Blanc et de sa région .

Chantal Kroliczak lors de la conférence du 3 avril à Paris

Par ailleurs, nous poursuivons les conférences sur l’histoire locale. Deux ont été données en ce début d’année 2025. Le 30 mars à Cuzion. Le sujet  était « Le communard Alfred Huet » et le 3 avril, dans le 8ème arrondissement de Paris. Le thème : « Joachim Murat, un prince en Brenne »,.

Côté nouveautés, une page Facebook a été créée. Et, en collaboration avec l’association Les Amis du Blanc et de sa région , une émission de radio a été mise sur pied. Radio Dynamo diffuse en direct « Dans le rétro », le troisième mercredi du mois à 11h. Cette chronique est disponible en podcast sur le site internet de la radio : https://radiodynamo.org/dans-le-retro/. Récemment, nous avons évoqué, en musique, les bals clandestins dans la Brenne pendant la Seconde Guerre mondiale.

Quels sont les projets pour les mois à venir ?

Nous allons poursuivre le développement des activités précédemment évoquées. Au programme, de la parole et des écrits. Nous organisons donc, une conférence sur ces bals clandestins en Brenne, le 10 octobre, à la médiathèque d’Azay-le-Ferron. Et nous poursuivrons notre expression orale chez les amis de Radio Dynamo, avec la collaboration de Gérard Coulon.

Les bals clandestins en Brenne, thème d’une conférence le 10 octobre prochain à Azay

Par ailleurs, un nouvel écrit est en chantier. Il s’agit là, d’un travail sur la toponymie consacrée aux rues de Mézières et de Subtray. Je pense que cela peut intéresser les gens de connaître les personnages dont le nom s’affiche sur une plaque de rue. Dans certains cas, elles révèlent une partie de l’histoire du village. Tout ceci devrait faire l’objet d’un prochain livret. Selon la place disponible, un article concernant l’histoire du Bœuf couronné devrait y être adjoint.

Enfin, une conférence intitulée « Andronie Huet, de fils de communard à colon en Nouvelle-Calédonie » est en préparation. La date n’est pas encore fixée.

Quel regard portes-tu sur la vie de l’association ?

Depuis sa création, l’Histoire est le cœur d’une activité qui repose essentiellement sur mes recherches. Ce qui n’empêche pas le travail collectif. Bien au contraire. Je peux citer deux exemples.

Tout d’abord, l’exposition « Avec mon panier de courses… autrefois à Mézières-en-Brenne », a été réalisée grâce à la participation de nombreux habitants. Ils ont apporté témoignages, photos et documents sans lesquels rien n’aurait été possible. Parmi elles, bien sûr des adhérents de l’ACM, comme Liliane Bidault ou Michel Ringon.

Ensuite, je pense à la création de commentaires prévus pour être associés aux photographies de cartes postales anciennes qui ornent les rues du bourg. Nous avions imaginé un accès via un QR Code, refusé par la municipalité. Avril Growcott, membre de notre association et son mari Mickaël, ont même enregistré en anglais les textes à l’attention des touristes étrangers qui sillonnent notre territoire pendant la saison estivale.

En ce qui concerne mon expérience accumulée au fur et à mesure des sujets traités, je dois reconnaître qu’elle m’a permis de mesurer à quel point l’Histoire est bien une matière vivante. Certaines études engagées bousculent des récits bien établis. J’en veux pour preuve, la version retenue depuis des décennies, pour les commémorations de la bataille de Péchoire. Il apparaît que des erreurs ont été commises sur l’identité de résistants morts au combat. Ces nouvelles informations créent tout naturellement de l’émoi, voire des réticences. Mais elles prouvent qu’il faut toujours partir de la vérité avérée des faits. Ce n’est pas toujours facile à admettre. Mais c’est la vie. Et tout cela reste, en tout état de cause, bien exaltant.

De quoi envisager d’autres recherches. Les sujets ne manquent pas pour l’activité de l’association.

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