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Poétesses du Monde

Vendredi 18 avril à 18h, la médiathèque de Martizay reçoit Roger Houlet, pour une lecture de poésies uniquement écrites par des femmes.

« J’invite les gens à partir à leurs rencontres. Une sorte de tour du Monde, une découverte d’un panorama d’aspirations, de styles et de sujets. » explique Roger.

Pour se faire, le lecteur a sillonné le monde de la littérature, afin de proposer les écrits d’auteures vivant sur tous les continents.

Wislawa Symborska

Ainsi, le public pourra, entre autres, écouter des œuvres de Wislawa Symborska, poétesse polonaise. Elle a reçu le prix Nobel de littérature en 1996. Son œuvre d’une vingtaine de recueils de poèmes est traduite dans plus de 40 langues. D’abord influencés par le réalisme socialiste, ses poèmes évoluent vers une réflexion philosophique dans un langage simple, marqués par le doute et l’ironie.

Des textes de l’américaine Maya Angelou seront également au programme de la soirée. Elle est romancière, poète, dramaturge essayiste, actrice, scénariste, productrice, documentariste, professeure d’université et militante afro-américaine.

Maya Angelou

Personnalité importante du mouvement américain des droits civiques, elle est devenue une figure emblématique de la vie culturelle et politique aux États-Unis. Elle a publié une série autobiographique en sept volumes, trois essais, plusieurs recueils de poèmes, et a joué dans diverses pièces de théâtre, dans des films et des émissions de télévision sur une période couvrant plus de cinquante ans. Elle a ainsi reçu une douzaine de prix prestigieux et plus de cinquante diplômes honorifiques.

 

Violette Krikorian

Parmi les auteures présentées, figure l’arménienne Violette Krikorian.

Née à Téhéran en 1962, elle écrit dès l’âge de dix ans en persan. Profondément marquée par la vie de son enfance à Téhéran, un quartier de banlieue où vivaient ensemble Iraniens, Arméniens, Assyriens et Turcs, sa première poésie demeure imprégnée des parfums d’Orient. « Je suis très contente d’être venue d’ailleurs, » dit-elle. « J’ai apporté avec moi l’Orient. J’aime en moi ce mélange Est-Ouest, l’Orient et l’Occident. Être née à Téhéran m’a donné un rythme oriental. »

Depuis 1975, elle vit en Arménie où sa famille émigra. Elle a terminé ses études de philologie à l’Institut pédagogique d’Erevan. Elle a publié ses premiers textes dans la revue littéraire Garoun (« Printemps ») à l’âge de dix huit ans. Puis se révèle de plus en plus rebelle et conteste l’autorité de l’Union des écrivains d’Arménie et de Vahram Martirosyan, auteur du livre, Sorank (« Glissement de terrain »). Elle rompt ses liens avec lui et crée la revue Bnaguir (« Texte original ») et ensuite, avec celui qui va devenir son mari, Vahan Ishkhanyan, critique littéraire important, ils créent la revue Inknaguir (« Autographe »), revue destinée à faire entendre les nouvelles voix contemporaines. Vahé Godel et Denis Donikian la firent connaître des lecteurs français grâce à leurs traductions.

Trois poétesses parmi tant d’autres. Autant d’univers et de façons singulières de raconter les choses de l’amour, de la nature, de la vie.

Roger Houlet nous promet un voyage poétique, riche en émotions.

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