Aller au contenu

Stop aux violations des droits de l’enfant

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant célébrée chaque année le 20 novembre, il est de notre responsabilité commune d’alerter sur la situation des enfants en France et dans le monde. Car le bilan est sans équivoque : en France et un peu partout dans le monde, de trop nombreux enfants subissent de plein fouet l’irresponsabilité des choix politiques et économiques qui hypothèquent voire détruisent leur présent et leur avenir. Dans le monde, un enfant sur trois est exposé à de graves pénuries d’eau, situation que le réchauffement climatique va aggraver.

Toutes les 10 secondes, un enfant de moins de 7 ans meurt de la faim ou des conséquences de la faim.

De trop nombreux enfants vivent dans le manque et la privation… lorsqu’ils ne subissent, comme les enfants de Gaza, un horrible génocide, les bombardements de Syrie, d’Ukraine… (il y a environ 40 conflits actuellement) ou, comme les enfants en ex-Yougoslavie et en Ukraine, les irradiations dues à l’utilisation d’uranium appauvri ou, comme les enfants au Vietnam la pollution causée par l’agent orange, ou encore les mines antipersonnel, illégales, qui ont fait à nouveau leur terrifiante apparition en Ukraine. Ailleurs, l’ignominie des enfants-soldats persiste.

Par ailleurs, de trop nombreux enfants subissent encore les viols et l’exploitation sexuelle, sans parler du fléau de l’inceste au sein même de leur foyer.  Tous ces enfants qu’on ne considère d’une certaine façon que comme des dégâts collatéraux de trop nombreuses guerres alimentées par des budgets d’armement honteux, empiétant sur les besoins fondamentaux, comme le propose le scandaleux amendement au budget 2024 du gouvernement français : consacrer une partie de l’épargne Livret A au financement des industries de la défense et de l’armement, alors que des enfants dorment dans la rue et que l’AMU (Aide médicale urgente) est remise en cause.

Tous ces enfants sont privés de leur présent, de leur avenir et leurs droits fondamentaux, inscrits dans la Convention internationale des droits des enfants adoptée par l’Assemblée Générale de l’ONU en 1989, sont bafoués.

En France, en 2023 près de 3000 enfants ont dormi la nuit dans la rue faute d’hébergement. Et ce, tandis que la nouvelle Loi de programmation militaire porte à 413 milliards d’euros le budget militaire pour la période de 2024-2030 et que les crédits consacrés aux armes nucléaires ont été doublés. Un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Ainsi, près de 3 millions d’enfants pauvres sont privés d’une alimentation équilibrée et de soins de santé et on tend à faire disparaitre les enfants isolés des statistiques. Une situation inadmissible au plan de la santé physique et mentale, de la scolarité et du devenir de ces enfants.

Les violences envers les enfants se retrouvent dans la rubrique « faits divers ». Il ne se passe pas un jour sans qu’un drame n’éclate. Ces violations des droits de l’enfant interviennent au sein de la famille, à l’école, dans la rue, avec la croissance exponentielle des trafics en tous genres dont le trafic de drogue.

Ce constat est un cri d’alerte à la conscience du monde

« Parce que les enfants sont les plus vulnérables, parce qu’ils n’ont ni droit de vote ni influence politique ou économique, parce que le développement sain des enfants est crucial pour l’avenir de toute société… une convention internationale des droits des enfants (la CIDE) est destinée à les protéger.  Elle reconnait explicitement les moins de 18 ans comme des êtres à part entière, porteurs de droits sociaux, économiques, civils, culturels et politiques – des droits fondamentaux, obligatoires et non négociables. »

Il y a urgence à agir, nous demandons au Président de la République, au gouvernement et aux élu·es à tous les niveaux d’agir POUR:

  • Une action au plus haut niveau pour rétablir les enfants dans leurs droits en France, où ces droits sont souvent violés, et partout dans le monde ;

  • Un cessez-le-feu immédiat en Palestine et dans les autres parties du monde en guerre où « le droit de ne pas faire la guerre ni de la subir » est bafoué et pour que cessent les massacres d’enfants.

  • La ratification immédiate par les USA de la CIDE et l’engagement de la France au Conseil de sécurité de l’ONU en ce sens ;

  • L’augmentation du budget de l’aide publique au développement des pays « pauvres » qui n’est que de 0.57% du PIB pour permettre à tous les enfants d’aller à l’école et de construire leur avenir ;

  • La réduction des budgets militaires, en premier lieu des crédits consacrés à l’armement nucléaire dont on sait qu’il n’évite pas les guerres, mais menace la survie de l’humanité. Ce budget doit être consacré aux besoins sociaux notamment ceux des enfants.

  • La réalisation concrète des Objectifs de Développement Durable (ODD) pour permettre aux générations futures et en premier lieu aux enfants de bénéficier de tous les ingrédients d’une sécurité humaine (physique, alimentaire, sanitaire, sociale, économique, climatique et environnementale) sur une planète vivable. Enfin, autour du 10 décembre 2023, journée internationale des droits de l’homme, le Mouvement de la paix appelle aussi à des actions multiples et unitaires pour la réalisation du droit des humains à vivre en paix.

Le mouvement de la Paix,le 20 novembre 2023

Étiquettes:
0 0 votes
Évaluez !
S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x
Aller au contenu principal