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En sortant de l’école… de Subtray

Cette bâtisse est l’ancienne école de Subtray. La présente photographie montre une maison flanquée d’un clocheton en avancée et close par un solide mur bas qui laisse apercevoir deux arbres plantés dans la cour.
Photo : Chantal Kroliczak

Au carrefour des départementales 925 et 926, 1 route de Buzançais, une maison flanquée d’un clocheton en avancée et close par un solide mur bas laisse apercevoir deux arbres plantés dans la cour. Cette bâtisse est l’ancienne école de Subtray, hameau à Mézières-en-Brenne, dont nous allons retracer l’histoire, de sa construction en 1886 à sa fermeture en 1980.

Portrait photographique de Jules Ferry en buste. Il porte un nœud papillon. Il ne fixe pas l'objectif.
Jules Ferry source domaine public

Les lois scolaires du 16 juin 1881, dites Jules Ferry, du nom du ministre républicain de l’Instruction publique et président du Conseil à leur initiative, ont rendu obligatoire l’instruction gratuite et laïque pour les garçons et les filles de 6 à 13 ans. Un énorme bouleversement dans les campagnes : les parents devront désormais envoyer leurs filles à l’école au lieu de les faire travailler dans les champs ou de les employer à des tâches ménagères. Les garçons, futurs chefs de famille, se voyaient un peu mieux lotis en fréquentant déjà certains établissements. Le droit à l’éducation va profondément transformer la société : « les sauvages » du monde rural vont désormais recevoir une instruction « morale et civique » par opposition à la « morale religieuse ». Les maires, quant à eux, sont chargés d’aménager des locaux, de fournir l’équipement et le matériel nécessaires aux enseignants, y compris leurs logements. Les écoles congréganistes (religieuses) payantes sont vouées à terme à disparaître.

Dans la capitale de la Brenne, cette nouvelle donne prendra 27 ans pour sa mise en place définitive, jusqu’à l’ouverture, en 1908, de l’école Thibault-Foursac située rue Joseph Bourreau.

Caricature de Jules Ferry paru dans le n°42 de l'hebdomadaire satirique anticlérical "La petite lune", fondé et dessiné par André Gill. On y voit Jules Ferry tenant entre les dents la silhouette en contreplaqué d'un curé.
Sa caricature anticléricale

Le territoire communal s’étire vers le sud-est sur 57 km2 comprenant, à la fin du XIXe siècle, une trentaine de hameaux et lieux-dits. Les enfants sont amenés, pour les plus éloignés, à marcher 16 km aller-retour pour rejoindre l’école du village, ce qui semble inacceptable pour les adultes en responsabilité. Subtray est un point central qui semble convenir aux habitants de Corbançon, des Salles, des Loges de Cousin, de Piégu, de Marlanges et bien d’autres… De plus, la population réclame cette école depuis plusieurs années.

Sur une probable demande du préfet de l’Indre, un inspecteur d’académie plaide en 1885 pour des locaux pouvant accueillir 50 enfants, voire 75 et ce en opposition formelle de la municipalité qui ne démord pas d’un maximum d’élèves limité à 44. En effet, un certain nombre rejoint l’école religieuse dans le courant des deux années qui précèdent la première communion, « à cause du catéchisme ». Le poids de la communauté des fidèles est alors très important et il régit de nombreuses règles de vie. La laïcisation permettra d’affranchir les consciences de l’emprise de l’Eglise et de former des citoyens éduqués.

Sous la présidence de M Charlurray, adjoint, le conseil municipal du 8 juin 1884 a acté la création d’une d’école mixte pour 12000 francs subventionnés à 50%. Les 6200 francs restants seront couverts par un emprunt sur 30 ans, la municipalité n’ayant pas les finances nécessaires.

Après l’accord définitif des diverses autorités, la commune acquiert le 24 août 1886 un terrain de 20 ares au lieu-dit Le Champ Brûlé (dépendant du domaine de La Pénotière) vendu par le baron Maxence, Léon, Laurent Lefèvre, propriétaire d’un château dans l’Allier. Dans sa grande générosité, ce dernier reversera, quelques jours plus tard, sous forme de « subvention volontaire » 500 francs à la mairie. En fait, le coût de l’achat de son champ.

Dès la décision prise de cette construction, les devis, réalisés par le conseil municipal, ont été âprement discutés par l’inspecteur de l’académie de Poitiers : la salle de classe mixte de 55m2 considérée trop exiguë, chaque enfant devant impérativement avoir 1.25m2 pour lui. Deux préaux couverts, un pour chaque sexe, s’avèrent indispensables. « Les cabinets des garçons sont trop rapprochés de ceux des filles » ; même l’emplacement précis du WC de l’institutrice est suggéré …

Au final, dans un souci d’apaisement mais surtout pour obtenir la subvention nécessaire, les élus modifieront les plans pour accueillir la cinquantaine d’élèves attendue, les lieux d’aisance seront corrigés mais les préaux ne verront jamais le jour, M Senot, maire, arguant du principe qu’aucune école du canton n’en possède !

M Petit, architecte à Châteauroux, s’exécute. La bâtisse prend forme sous la truelle de Silvain Denis, entrepreneur à Vendœuvres, en respectant au mieux le budget très serré imposé.

Carte postale ancienne représentant l'École normale d'institutrice à Châteauroux. Cette carte postale est ornée d'un timbre oblitéré.
École normale d’institutrice à Châteauroux

Faute de documents, nous supposons que l’école a accueilli ses premiers jeunots dans la seconde moitié de l’année 1887. La mixité n’a jamais fait débat pour cette classe unique, alors que tous les établissements séparaient stricto sensu les garçons et les filles et qu’il faudra attendre 1968 pour qu’elle disparaisse …

L’Administration constate rapidement un manque : un mur de clôture ! Complètement oublié malgré le lieu situé à une intersection de « chemins de communication », certes moins fréquentés qu’aujourd’hui mais dangereux. Auguste Gauthier, entrepreneur à Mézières l’a édifié en 1890. La surveillance des récréations sera plus apaisée. Par ailleurs, les bestiaux du domaine adjacent ne pourront plus venir paître dans la cour !

« L’emplacement choisi, situé dans un endroit bien aéré, à proximité des habitations, d’un accès facile » aux dires du sous-préfet du Blanc, peut enfin fonctionner correctement pour les enfants des 452 habitants du hameau de Subtray et des environs.

Mme Léonide Gaudon «  fera la classe » à 45 élèves pendant l’année scolaire 1893. Leur assiduité laissait probablement à désirer, certains parents les utilisant comme main d’œuvre à la belle saison, en dépit du caractère obligatoire de l’instruction. Le changement de paradigme prendra quelques décennies.

L’année suivante, toutes les écoles de la commune sont demeurées closes quelques semaines au printemps. Le temps d’éviter la propagation d’une épidémie de diphtérie, cette maladie infectieuse très contagieuse qui touche principalement les plus jeunes. Il y aura ainsi plusieurs périodes de fermeture jusqu’à la découverte, en 1923, d’un vaccin efficace par Gaston Ramon, vétérinaire et biologiste français oublié.

Qu’en est-il de la formation initiale des maîtres et des maîtresses ? Titulaires du certificat d’études primaires, les futurs enseignants intégraient une école normale de filles ou de garçons à l’âge de 13 ans pour parfaire leur éducation et pour appendre à enseigner. A compter de 1879, l’État imposa une école normale par département. En fait, deux puisque les deux sexes étaient séparés.

Photographie ancienne de l’intérieur d'un dortoir pareillement occupé.
Dortoir de l’école normale. Source réseau Canopé

A Châteauroux, les jeunes filles recevaient un apprentissage pédagogique dans les locaux des actuelles Archives départementales tandis que les garçons cantonnaient route de Tours. Un internat strict était de rigueur, accentué par l’absolue nécessité d’être vêtu de noir. Hormis les matières fondamentales, chaque élève apprenait la couture réservée aux filles, le jardinage pour les garçons. A, à peine, 18 ans ils étaient nommés, en règle générale, dans les plus petits villages du département et demeuraient dans le logement qui leur était réservé, à côté ou au-dessus de leur lieu de travail. Les débuts difficiles des écoles normales expliquent les piètres qualités des jeunes enseignants fréquemment livrés à eux-mêmes mais qui avaient malgré tout « les mains blanches » en opposition au travail de la terre. L’ascenseur social se mettait lentement en place.

Ainsi, au mois de mai 1907, le conseil municipal macérien s’émeut des turpitudes de la classe de l’école de Subtray en ces termes :

« Le Conseil, considérant que l’école publique mixte de Subtray dont la tenue est déplorable, est presque abandonnée et ne rend ainsi aucun des services que l’intérêt public est en droit d’attendre. Que par suite du peu de surveillance et de l’instruction à peu près nulle, les chefs de famille habitant la partie de Subtray très populeuse, n’envoient à cette école que les petits enfants qui ne peuvent se transporter au chef-lieu de la Commune trop éloignée. Que cet état de choses signalé à diverses reprises et regrettablement toléré cause un préjudice sérieux aux habitants et fait apparaître dans les écoles de Mézières un surcroît d’élèves d’âge scolaire. Demande à Monsieur l’Inspecteur [d’Académie] le remplacement de l’Institutrice de Subtray et ajourne le projet de création d’une classe enfantine. » Dont acte.

L’histoire ne dit pas ce qu’il est advenu de l’enseignante …

On peut voir la première de couverture d'un livre scolaire polycopié représentant l'illustration de joueur de pipeau titré "le petit brennou n°12"
Les publications de la coopérative scolaire source AD

La Grande Guerre arrive avec ses nombreux jeunes pères de familles morts dans les tranchées et ses autres tragédies. L’école se transforme en outil de propagande. A la demande des gouvernements, la guerre devient le support pédagogique des manuels scolaires : les calculs de munitions remplacent les robinets et leurs débits en m3, le devoir patriotique et le sacrifice des soldats sont exaltés.

L’absence d’archives nous contraint à passer d’une guerre à la suivante.

En 1936, Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts sous le Front populaire, prolonge l’école obligatoire jusqu’à 14 ans, accroissant de façon considérable le nombre d’élèves. L’année suivante, il ramène à 11 ans l’examen du certificat d’études primaires auquel il était possible de se présenter jusqu’à l’âge de 13 ans. « Le certif’ » concrétisait la fin des études et l’entrée dans la vie active. Environ 50% des élèves l’obtenait. D’autres pouvaient recevoir un « diplôme de fin d’études primaires ».

Prémonitoire, puisque son nom sera un jour donné à l’une des écoles de Mézières, un certain Jean Foursac fut ainsi reçu 1er du canton et se verra à ce titre, en 1926, offrir une bicyclette Dilecta par la maison Chichery sise au Blanc.

Même si la région a plutôt été épargnée des affres du conflit, quelques écoliers, restés à « l’étude », n’ont pas oublié le raid aérien anglo-américain du 23 mai 1944 sur le train du B.A. qui approchait de la halte ainsi que le passage d’une partie de l’hétéroclite colonne allemande Elster en déroute fin août-début septembre 1944.

On peut voir la première de couverture d'un livre scolaire polycopié représentant l'illustration d'une grenouille sur un nénuphar titré "L'pays d'cheu nous"
Les publications de la coopérative scolaire source AD

Dès l’été 1943, l’inspecteur d’académie Jean Barbu en relation avec Roger Morève et son conseil municipal visitent des locaux en vue d’ouvrir une seconde classe. Le baby-boom d’après guerre n’a pas encore eu lieu mais il devient impossible d’accueillir 60 enfants dans la classe unique. Ce dédoublement permettra de créer un indispensable second poste d’enseignant. Parallèlement, il est envisagé la location ou l’achat d’une maison contiguë à l’école pour loger l’instituteur.

Après les habituelles tergiversations de l’administration scolaire, cette deuxième classe « provisoire » ouvrira au mois de janvier 1947 au rez de chaussée dans ce qui est communément appelé « l’ancien château » au 7 rue de la Claise. En mauvais état, les murs du lieu ont été blanchis, l’électricité installée. Sur l’arrière du bâtiment, occupé par d’autres locataires, une cour de récréation et des WC ont été aménagés. Les conditions sont loin d’être idéales ; l’inspection académique rechigne … à tel point qu’une nouvelle construction est envisagée en 1952. Elle ne verra jamais le jour, le nombre d’enfants diminuant au fil des années suivantes. En 1956, cette nouvelle classe avait disparu.

Décriées parce que anti-laïques à leur origine, les lois Marie et Barangé promulguées en 1951 vont grandement améliorer les conditions matérielles et la qualité de l’enseignement primaire. C’est ainsi que la caisse départementale scolaire se voit dotée de 3000 francs l’an par enfant (76 € à ce jour) pour être employés à l’aménagement, l’entretien et l’équipement des bâtiments scolaires.

En marge, la coopérative se met en place avec, entre autre, la publication du Petit Brennou et « l’pays d’cheu nous » qui relatent la participation des écoliers au carnaval, les achats de duplicateur et de matériel de linogravure mais aussi les projets de voyage dans le Puy-de-Dôme. Une belle bouffée de dynamisme !

Cette image représente une photographie de petite classe, dont le cadrage se focalise sur la maîtresse d'école : Mme Micheline Allorant.
Mme Micheline Allorant – source : MF Vasseur

Comment cette classe fonctionnait-elle au quotidien dans les années d’après-guerre ?

Nous relatons ci-après les faits rapportés par Annick, André, Marie-France et Odile qui l’ont fréquentée entre 1952 et 1961.

Tous se souviennent fort bien en termes élogieux de leur institutrice, Micheline Allorant, en poste entre 1952 et 1972. Elle demeurait dans le logement de fonction, situé au dessus de l’école, réglementairement mis à la disposition du couple. André n’a pas oublié ses « lignes » de punition recopiées sur la table de la cuisine de l’enseignante pendant que cette dernière préparait le dîner !

Gérer 5 niveaux (CP – CE1 – CE2 – CM1 et CM2) avec une moyenne de 50 élèves nécessitait une sacrée organisation et une discipline exemplaire des enfants qui travaillaient par groupes avec des leçons inscrites sur trois tableaux distincts (les petits, les élémentaires et les grands). Chacun(e) connaissait sa place, la respectait en bénéficiant des savoirs des autres camarades.

C’est mi-septembre que Mme Allorant faisait le tour des fermes et des hameaux environnants pour assurer les inscriptions et rappeler aux parents la date de la rentrée scolaire début octobre, après les moissons et les vendanges. Il n’y avait aucun enregistrement officiel via la mairie.

Photographie des années 50 de l'intérieur d'une classe de primaire.
L’intérieur de la classe année 1950 source : MF Vasseur

Le jour-dit, chaque écolier avec blouse, tablier et des sabots pour certains, se mettait en rang selon son niveau avant d’entrer dans une grande salle, occupée en son centre par un poêle à bois, allumé en saison par une personne dédiée indemnisée par la commune. La leçon de morale débutait la journée qui se poursuivait par les matières de base et des cours de couture, tricot, canevas pour les filles ou l’enseignement du greffage de plantes et du bricolage pour les garçons.

L’école de Subtray n’a jamais eu de cantine.

Les élèves les plus proches rentraient déjeuner dans leurs foyers, les autres apportaient leurs gamelles, réchauffées sur le coin du poêle et prenaient leur repas dans la classe.

Photographie d'un petite classe, pris dans la cour de l'école.
La classe en 1954 source : MF Vasseur

La vie d’écolier, toute en obéissance et dans un respect sans faille de leur institutrice appelée Madame, semblait douce en dépit de conditions matérielles parfois rudes mais qui l’ont été de moins et moins au cours des Trente Glorieuses. De temps à autre, quelques uns faisaient l’école buissonnière (n’est-ce pas André ?) en se cachant pour rêvasser … Mme Allorant, qui connaissait fort bien les habitudes de ses protégés, ramenait l’élève récalcitrant en classe en omettant de prévenir ses parents …

Noël était fêté simplement. Les familles qui possédaient des vaches donnaient à cette occasion du lait, transformé en chocolat chaud toujours sur le même poêle, quelques douceurs, le traditionnel sapin, des chants accompagnés par un harmonica et un minuscule clavier piano contentaient cette assemblée d’enfants heureux.

Avis public et recommandations contre la tuberculose.
Préservation contre la tuberculose

Quelques évènements agrémentaient le quotidien : dans un silence inhabituel, l’austère présence de l’inspecteur d’académie qui posait des questions sur les leçons apprises; le médecin scolaire et ses vaccinations. La classe se voyait ornementée d’un mystérieux paravent. Certains élèves se sauvaient pour éviter la piqûre ! Il fallait les rattraper … Il y avait aussi les épouses des militaires de la base américaine de Châteauroux qui lançaient à la volée, de leurs immenses voitures, des bonbons aux goûts inconnus : la chaude cannelle, le piquant gingembre, la touche d’agrumes du cumin.

Photographie d'une famille américaine, en 1952, à Bellebouche, assise sur l'herbe.
La famille américaine Creasson,le 20 juillet 1952 à Bellebouche. source : musée de l’école de Monceau-les-mines et collection Paul Jackson/Madeleine Bauché

 

L’âge de l’instruction obligatoire passe de 14 à 16 ans en 1959, induisant la création à partir de 1963, des tout nouveaux Collèges d’Enseignement Secondaire, les C.E.S. dont nombre d’entre nous en conserve un souvenir nostalgique.

Avant cette date, après le CM2, les jeunes poursuivaient leur scolarité au lycée ou dans un cours complémentaire ayant pour objectif de préparer l’examen du certificat d’études primaires.

Selon son niveau scolaire, son choix de futur métier et/ou la volonté de ses parents, chaque adolescent entrait dans un autre monde lorsqu’il quittait son école protectrice et son instit’ qui lui avait appris à lire, à écrire, à compter et plus encore. Certains prenaient le car pour se rendre au collège à Buzançais, d’autres entraient un apprentissage chez un patron ou en atelier de confection pour fabriquer des gabardines ou des robes de chambre.

A partir de la seconde moitié des années 60, le nombre d’enfants accueillis va décroître inexorablement. Ils étaient 28 en 1970, une dizaine quelques années plus tard.

Le 31 mars 1980, Léon Boussard, maire de Mézières, informe son conseil municipal que l’inspection académique indrienne souhaite la fermeture de l’école en application d’instructions ministérielles qui exigent au minimum 9 élèves présents pour le maintien d’une classe. Les 6 à 8 enfants restants poursuivront leur scolarité dans les deux écoles du village situées à 4km.

L’année suivante, cette école sans appellation est officiellement désaffectée. En 1978, l’Education nationale avait souhaité qu’un nom soit donné à chaque établissement. Celle qui nous intéresse restera à jamais « l’ancienne école » dans toutes les mémoires.

Le bâtiment communal sera vendu par adjudication en 1982.

« En sortant de l’école, nous avons rencontré un grand chemin de fer qui nous a emmenés tout autour de la terre dans un wagon doré », a écrit Jacques Prévert. Les garçons et les filles de Subtray ont bien vu le train désenclaver leur hameau (le fameux B.A.) mais leurs enseignants ont fait d’eux des élèves qui, grâce aux savoirs appris en toute simplicité, les ont menés vers leurs vies de femmes et d’hommes éduqués. Peu importe que le wagon n’ait pas été doré. Il a néanmoins rempli ses fonctions de guide, de conduite sur des traverses dotées de la connaissance et non de la croyance.

Illustration simplissime d'une école et du train l'y conduisant.
L’école

 

 

 

 

 

Liste non exhaustive des enseignants ayant exercé à l’école de Subtray, dressée au vu des archives trouvées à ce jour :

  • En 1893 et avant : Melle Léonide Gaudon (poste suivant : directrice à Chavin)
  • 14/10/1893 : M Chérioux, venant de Sembleçay
  • 06/07/1895 : départ en retraite de M Chérioux
  • En 1900 et avant : Mme Paquet née Chapu (poste suivant : institutrice à Moulins)
  • Avant 1902 : Mlle Coutureau (poste suivant : institutrice à Baraize)
  • 09/10/1902 : Mme Bouffartigues
  • 1944 : Mme Badou
  • 1951 et avant : M Chalot
  • 1952 à 1972 : Mme Micheline Allorant

Sources :

  • http://www.senat.fr/evenement/archives/D42/
  • http://www.le-temps-des-instituteurs.fr/index.html
  • Archives départementales de l’Indre : T 457 – T 927 – CM 4D3 – Fonds Thibault : 48J 5C 122.
  • L’indépendant du Berry n° 137 du 14/10/1893 – n° 27 du 06/07/1895 – n° 4 du 28/01/1900 – n° 28 du 10/07/1926. Gallica.bnf.fr
  • Commune de Mézières-en-Brenne : registre des délibérations du conseil municipal 1D1 – 1D6 – 1D7.
  • Témoignages oraux réalisés le 21/04/2022 auprès de Mesdames Odile Jacquin, Marie-France Vasseur, Annick Vioux et Monsieur André Boutet.
  • Mmes Jacqueline Chichery et Avril Growcott.
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