
Vénus Vom Dorp a décroché une belle deuxième place, lors des rencontres nationales hippiques So’Pony, qui se sont déroulées à Fontainebleau du 20 au 24 août dernier. Tout au long de la semaine, les critériums ont rassemblé les meilleurs poneys de sauts d’obstacle répartis selon l’âge, dans différents concours. La jeune macérienne montait un poney dans la catégorie des 5 ans*.
Un résultat encourageant pour cette cavalière de 17 ans, déjà très expérimentée, puisqu’elle monte des poneys depuis dix ans, et participe à des compétitions depuis l’âge de 12 ans. Cinq années durant lesquelles elle s’est alignée successivement dans des confrontations départementales, régionales, nationales, glanant plusieurs succès. Vénus s’est également distinguée lors d’un meeting international à Tours où elle se classa dans les cinq premières places, sur plusieurs épreuves (respectivement 2e, 3e et 5e).
C’est à la ferme de Mazerolles, à Saulnay, qu’elle s’entraîne et prépare les poneys pour la compétition. Un centre équestre dans lequel elle s’est aguerrie, lui permettant d’obtenir le « galop 7 ». Le diplôme le plus élevé, qui valide ses compétences de cavalière. Elle bénéficie des conseils d’Axelle Vasseur, une coach attentive à assurer une constante progression. Car monter à cheval, est un sport exigeant. Il nécessite beaucoup de rigueur et de travail. Des caractéristiques qui ne manquent pas à Vénus.
« On n’a jamais fini de s’améliorer, confie-t-elle. La maîtrise de la technique peut connaître des phases de progrès suivies de périodes de stagnations voire de régression ». Une lucidité qui n’a d’égal que sa volonté de persévérer, sur le chemin qu’elle trace année après année.
Et de la pugnacité, il en faut dans un milieu équestre particulièrement rude pour s’imposer. Les rapports entre les personnes étant souvent rugueux. « La concurrence est sans pitié, témoigne Vénus. » Atteindre les sommets est d’autant plus difficile que pour l’équitation, contrairement à d’autres disciplines, les qualités intrinsèques de l’athlète, ne suffisent pas toujours. C’est un sport où ne pas être issu du sérail et ne pas disposer d’importants moyens financiers constituent un handicap. Pour jouer les premiers rôles, il est indispensable de pouvoir se procurer les meilleurs chevaux, de bénéficier d’infrastructures adaptées, de personnel performant. Tout ceci à un coût très élevé.
Mais Vénus ne s’effarouche pas devant les obstacles. Elle montre une détermination sans faille. Son objectif est clair. Poursuivre le travail et enchaîner les compétitions.
Elle puise, sans aucun doute, cette volonté dès son plus jeune âge. « Les chevaux, pour moi, c’est une passion. J’ai toujours aimé m’en occuper, les chouchouter ».

Le cheval, source de bonheur dans la vie de Vénus, l’est aussi pour bien des humains. L’efficacité de l’équithérapie est reconnue pour apporter du bien être. La présence des équidés apaise bien des maux. La méthode est pratiquée en alternative thérapeutique à la prise de médicaments. Des dirigeants d’EHPAD l’ont bien compris. Ils organisent des rencontres entre les résidents des maisons de retraite et des poneys. Vénus est de toutes les sorties organisées dans les EHPAD du secteur et notamment celui de Mézières-en-Brenne. Avec les responsables du centre équestre de Mazerolles, elle accompagne l’animal dans les locaux, auprès des personnes âgées.
Autant dire que les journées de la cavalière sont bien remplies. Puisqu’elle mène ces activités en parallèle à ses études. Elle peut compter sur le soutien indéfectible de ses parents pour l’aider à relever les défis qu’elle se lance. Dès septembre un prochain concours se profile à l’horizon. On suivra les performances futures de cette jeune femme enthousiaste et généreuse, à l’avenir prometteur.
* La catégorie 5 ans comporte 3 sous groupes en fonction de la taille des poneys. Vénus concourait dans le groupe B. La taille au garrot est compris entre 1m20 et 1m30.