Rien n’était prémédité et pourtant aujourd’hui, Philomène, son héroïne le fait vraiment valser dans le monde de l’écriture. Alain Courret a pas mal parcouru la France : Toulouse, la Dordogne, la Lozère et vit depuis quelques années à Mézières en Brenne où il coule une retraite paisible auprès de sa femme et de sa famille proche. Professionnellement, il s’est consacré aux autres: décrochant un diplôme d’éducateur spécialisé, il a dirigé des instituts thérapeutiques d’éducation prioritaire (ITEP) mettant ses compétences au service des jeunes. Puis il consacre une partie de sa carrière à l’aide aux victimes au sein d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale. «C’est lors d’un temps de convalescence, immobilisé sur une chaise, que je me mets à écrire, confie Alain. Je vis ce moment de pause comme un intervalle entre un avant et un après et c’est de ce ressenti que naît mon nom d’auteur Alain Tervalle.» Et si le temps marque une pause pour ce nouvel écrivain né, la vie et tous ses tumultes commence pour son héroïne, Philomène qui, dans une valse à trois temps, va voir sa vie défiler à l’envers par un rajeunissement. Même si cette histoire évolue à contre temps, elle n’en reste pas moins d’actualité avec une approche politique, où la question de la religion est évoquée, et avec les tourments de la maladie. « J’ai toujours été passionné de science-fiction et de fantastique et à travers cet ouvrage, c’est un message optimiste que je veux faire passer. Cette aventure dangereuse que vit Philomène transmet aussi de belles valeurs sur l’amitié et la famille. » Sans trop croire en son talent, en mars dernier, il envoie son essai à une dizaine d’éditeurs en région parisienne et obtient trois réponses positives. C’est finalement la maison d’édition Le lys bleu à qui il accordera sa confiance pour l’accompagner dans cette nouvelle aventure, la sienne. Jeudi 11 décembre, Alain Tervalle était présent, à la librairie Cœur de Brenne, pour une séance de dédicace de son ouvrage. Une première rencontre avec ses lecteurs.
Article paru dans la Nouvelle République